Aujourd’hui, plusieurs stratégies thérapeutiques existent en implantologie moderne. Elles sont définies selon le délai entre l’extraction et la pose implantaire.
L’implantation immédiate
C’est la technique de choix à privilégier au maximum. L’implant immédiat consiste à poser l’implant le jour même de l’extraction. Cette technique présente certains avantages : réduction du nombre d’interventions, diminution du temps global de traitement et préservation plus importante des tissus osseux et gingivaux.
Cependant, cette solution ne convient pas à tous les patients. Elle nécessite notamment :
- une absence d’infection importante communiquant avec le sinus maxillaire
- une bonne stabilité osseuse
- un volume osseux suffisant
- des conditions anatomiques favorables
L’implant immédiat est souvent envisagé comme technique de choix lorsque les conditions biologiques sont réunies.
L’implantation précoce
Dans la situation d’implantation précoce, le praticien attend généralement entre 6 et 12 semaines après l’extraction avant de poser l’implant.
Ce délai permet une première cicatrisation des tissus mous tout en limitant la perte osseuse.
Cette approche est fréquemment utilisée lorsqu’une inflammation locale doit d’abord disparaître ou lorsque la gencive nécessite une meilleure stabilisation.
L’implantation différée
L’implantation différée correspond à une pose réalisée plusieurs mois après l’extraction, souvent entre 3 et 6 mois. Ce protocole est de plus en plus rare mais est utilisé notamment lorsque :
- une infection importante était présente en communication avec le sinus
- une greffe osseuse préalable est nécessaire
- l’os doit se reconstruire avant l’intervention
Même si ce délai paraît plus long, il permet parfois d’obtenir un environnement plus favorable à long terme .